Femme au maquillage coloré aux fards vifs, tenant une palette d'ombres à paupières multicolore
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Tuto maquillage années 80

le look rétro, étape par étape

Blush remontant, fards électriques, sourcils fournis : la méthode complète, sans tomber dans le déguisement.

Réponse rapide

Le maquillage des années 80 repose sur quatre gestes : un teint mat, un blush remontant vers la tempe (le draping), des paupières en dégradé de couleurs vives et nacrées, et des sourcils fournis. On termine par des lèvres franches, rouge ou fuchsia.

  • Blush drapé : appliqué haut sur la pommette et remonté vers la tempe.
  • Fards vifs et nacrés : bleu électrique, turquoise, violet, en dégradé.
  • Sourcils fournis : larges et naturels, à l’opposé des sourcils fins.
  • Question de dosage : marqué pour une soirée, léger pour un clin d’oeil rétro.

Le maquillage des années 80 en un coup d’oeil

Avant de sortir les fards, autant savoir ce qui signe vraiment un maquillage eighties. Ce n’est pas qu’une histoire de bleu sur les paupières. La décennie tient dans quatre partis pris : des couleurs saturées et souvent nacrées, un blush qui remonte haut vers la tempe, des sourcils larges et présents, et une bouche franche. C’est l’accumulation de ces codes, plus qu’un seul détail, qui rend le look reconnaissable.

Gardez cette silhouette en tête, elle guide tous les choix qui suivent. On cherche du relief, de la couleur assumée et un visage structuré, à l’opposé du maquillage nude qui viendra plus tard. Une fois ces repères posés, la réalisation devient une suite de gestes simples, à enchaîner dans le bon ordre.

Couleur

Fards vifs et nacrés

Bleu électrique, turquoise, violet, mauve, en finis qui accrochent la lumière. Travaillés en dégradé sur la paupière.

Sculpter

Blush remontant

Le draping : le blush part de la pommette et monte vers la tempe pour donner des pommettes hautes.

Structure

Sourcils et bouche

Sourcils fournis et naturels, lèvres franches en rouge, fuchsia ou corail soutenu, contour marqué.

La base

un teint prêt à recevoir la couleur

Un maquillage coloré tient rarement sur un teint négligé. On commence donc par unifier la peau avec un fond de teint fluide, puis on fixe le tout à la poudre pour un rendu plutôt mat. Le mat n’est pas anecdotique : il sert de toile de fond neutre pour que les couleurs vives ressortent sans glisser ni virer en cours de soirée.

Inutile de charger. Une base bien posée et poudrée suffit, l’intensité viendra des yeux, du blush et des lèvres. Si votre peau a tendance à briller, insistez sur la poudre au niveau de la zone médiane du visage, là où le fard pourrait migrer.

Le blush drapé, le geste signature

S’il y a un geste à ne pas rater, c’est celui-là. Le draping, ou blush drapé, consiste à placer le blush non pas seulement sur la pomme des joues, mais en le faisant remonter en diagonale vers la tempe, presque jusqu’à la racine des cheveux. L’effet sculpte le visage et donne cette impression de pommettes hautes typique de l’époque.

Concrètement, on sourit pour repérer la pomme de la joue, on dépose la couleur là, puis on l’étire vers le haut et l’extérieur, en estompant bien pour éviter la démarcation. Les teintes phares sont le corail, le rose vif et le pêche soutenu. Allez-y par petites touches : le blush drapé se construit, il vaut mieux en remettre que devoir en retirer.

Les yeux

dégradés colorés et regard marqué

C’est le coeur du maquillage eighties. Les paupières se travaillent en couleur et en dégradé, souvent du plus clair au coin interne vers le plus soutenu à l’extérieur, en montant parfois jusqu’à l’arcade sourcilière. La palette emblématique joue le bleu électrique, le turquoise, le violet, le mauve, fréquemment dans des finis nacrés qui accrochent la lumière.

Deux écoles cohabitent. Le camaïeu, qui décline une même famille de couleur, plus facile à porter. Et le contraste franc, qui associe par exemple un bleu et un violet, plus spectaculaire. On intensifie ensuite le regard avec un eye-liner marqué, éventuellement posé aussi dans la muqueuse, et un mascara généreux, voire des faux-cils pour une version soirée.

L’astuce d’ordre

Posez d’abord les fards, retouchez le teint sous l’oeil ensuite : les poudres colorées retombent souvent pendant l’application. Faire l’inverse oblige à tout recommencer.

  1. Unifier le teint

    Fond de teint fluide puis poudre pour un rendu mat, qui servira de base neutre aux couleurs vives.

  2. Poser le blush drapé

    De la pomme de la joue vers la tempe, en diagonale, par petites touches estompées.

  3. Travailler les paupières

    Fards vifs et nacrés en dégradé, du clair au coin interne vers le soutenu à l’extérieur.

  4. Intensifier le regard

    Eye-liner marqué et mascara généreux, faux-cils en option pour une version soirée.

  5. Sourcils et lèvres

    Sourcils densifiés au crayon par petits traits, bouche franche rouge ou fuchsia au contour dessiné.

Sourcils fournis et lèvres franches

Les sourcils des années 80 rompent nettement avec la finesse des décennies suivantes. On les veut larges, denses, à peine domptés, dans leur forme naturelle. Si les vôtres sont fins, on les étoffe au crayon ou à la poudre par petits traits, sans dessiner une ligne dure. Ce sont eux qui structurent le visage et empêchent les couleurs vives de paraître flottantes.

Les lèvres, elles, assument la couleur. Rouge vif, fuchsia, corail soutenu : la bouche est franche, souvent dessinée nettement au crayon pour un contour marqué. Fini brillant pour la lumière ou mat pour le côté graphique, les deux fonctionnent. Un principe d’équilibre reste utile : si les yeux sont très chargés, une bouche un peu plus sobre évite la surcharge, et inversement.

Doser le look

soirée marquée ou clin d’oeil rétro

Le même maquillage peut vivre à deux intensités, et c’est ce qui le rend vraiment portable. Pour une soirée à thème, un shooting ou un carnaval, on assume tout : dégradés contrastés, blush très remontant, lèvres saturées, faux-cils. C’est le moment de ne pas se retenir, l’effet est recherché.

Pour un clin d’oeil rétro au quotidien, on garde l’esprit sans la charge. Un seul fard nacré coloré estompé, un blush drapé plus discret, des sourcils juste densifiés et une bouche vive suffisent à évoquer la décennie. La limite à surveiller, dans les deux cas, c’est l’effet déguisement : il vient presque toujours d’un excès de matière mal fondue, pas des couleurs elles-mêmes.

Le maquillage eighties se joue moins dans l’audace des couleurs que dans la main qui les pose : bien estompé, il devient un vrai style plutôt qu’un costume.

Comment faire un blush années 80 ?

On applique le blush sur la pomme de la joue, puis on l’étire en diagonale vers la tempe, presque jusqu’aux cheveux : c’est le blush drapé. On estompe bien pour éviter toute démarcation. Les teintes corail, rose vif et pêche soutenu sont les plus fidèles.

Quelles couleurs de fards pour un look 80s ?

Les couleurs vives et souvent nacrées : bleu électrique, turquoise, violet, mauve. On les travaille en dégradé, du clair au coin interne vers le plus soutenu à l’extérieur, parfois jusqu’à l’arcade.

Comment éviter l’effet déguisement ?

L’effet costume vient surtout d’un excès de matière mal estompée, pas des couleurs. On applique par petites touches, on fond soigneusement et on ajuste l’intensité au contexte. Pour le quotidien, un seul fard coloré et un blush drapé léger suffisent.

Quels sourcils pour un maquillage 80s ?

Des sourcils fournis, larges et naturels, à l’opposé des sourcils fins. Si les vôtres sont clairsemés, étoffez-les au crayon ou à la poudre par petits traits, sans tracer de ligne dure.

Quel rouge à lèvres pour les années 80 ?

Une teinte franche et saturée : rouge vif, fuchsia ou corail soutenu, souvent avec un contour dessiné au crayon. Fini brillant ou mat selon l’effet voulu, les deux sont fidèles à l’époque.