Conjuguer « draguer »
tous les temps du verbe sans faute
Un verbe régulier du premier groupe, et deux règles qui piègent : le « u » et l’accord du participe.
« Draguer » est un verbe régulier du premier groupe, qui se conjugue avec l’auxiliaire « avoir ». Sa seule particularité est orthographique : comme tous les verbes en -guer, il garde son « u » à toutes les formes. Au présent : je drague, tu dragues, il drague, nous draguons, vous draguez, ils draguent.
- Premier groupe régulier : aucune forme irrégulière à mémoriser.
- Auxiliaire « avoir » : j’ai dragué, jamais « je suis dragué ».
- Le « u » ne tombe jamais : nous draguons, je draguais, en draguant.
- Impératif sans « s » : drague, draguons, draguez.
« Draguer » se conjugue sans difficulté : c’est un verbe régulier du premier groupe, avec l’auxiliaire « avoir ». Une seule chose mérite votre attention, et c’est de l’orthographe, pas de la grammaire : comme tous les verbes en -guer, il garde son « u » à toutes les formes. Voici la conjugaison complète, temps par temps, puis les deux règles qui posent réellement problème et la bonne façon d’employer le mot.
« Draguer »
un verbe du premier groupe sans vrai piège
« Draguer » appartient au premier groupe : son infinitif se termine par -er et il suit le modèle régulier, sans exception de radical. Au passé, il se construit avec l’auxiliaire « avoir » (j’ai dragué), jamais avec « être ».
Le verbe a deux sens, qui se conjuguent exactement de la même façon. Le premier, familier, signifie chercher à séduire quelqu’un. Le second, technique, désigne le fait de curer ou de nettoyer le fond d’un cours d’eau : on drague une rivière, un port. Quand vous cherchez la conjugaison pour le sens « séduction », vous obtenez donc les mêmes formes que pour le sens « rivière ».
La seule subtilité de ce verbe est orthographique : le maintien du « u ». La morphologie, elle, ne réserve aucune surprise — pas de radical qui change, pas de forme irrégulière à mémoriser. Une fois la règle du « u » comprise, tout le reste se déduit du modèle régulier en -er.
Conjugaison de « draguer » à l’indicatif
L’indicatif rassemble les temps que vous emploierez le plus. Le tableau ci-dessous donne les formes exactes des quatre temps les plus courants, une personne par ligne.
| Personne | Présent | Imparfait | Futur simple | Passé composé |
|---|---|---|---|---|
| je / j’ | drague | draguais | draguerai | ai dragué |
| tu | dragues | draguais | dragueras | as dragué |
| il / elle | drague | draguait | draguera | a dragué |
| nous | draguons | draguions | draguerons | avons dragué |
| vous | draguez | draguiez | draguerez | avez dragué |
| ils / elles | draguent | draguaient | dragueront | ont dragué |
Le passé simple (surtout littéraire) se forme ainsi : je draguai, tu draguas, il dragua, nous draguâmes, vous draguâtes, ils draguèrent. Le plus-que-parfait suit l’auxiliaire à l’imparfait : j’avais dragué, tu avais dragué, et ainsi de suite. Remarquez que le « u » est présent partout, y compris à l’imparfait (je draguais, nous draguions), où on serait tenté de l’oublier.
Conditionnel, subjonctif et impératif
Au-delà de l’indicatif, trois modes reviennent souvent. Attention à ne pas confondre futur et conditionnel : « je draguerai » (futur, sans s) annonce un fait, « je draguerais » (conditionnel, avec s) exprime une hypothèse.
| Personne | Conditionnel présent | Subjonctif présent |
|---|---|---|
| que je | draguerais | drague |
| que tu | draguerais | dragues |
| qu’il / qu’elle | draguerait | drague |
| que nous | draguerions | draguions |
| que vous | dragueriez | draguiez |
| qu’ils / qu’elles | dragueraient | draguent |
Drague, draguons, draguez
Pas de « s » à la deuxième personne du singulier : on écrit « drague-le », pas « dragues-le ».
Draguant, en draguant
Participe présent : draguant. Gérondif : en draguant. Participe passé : dragué. Le « u » reste, toujours.
« avoir » + dragué
Tous les temps composés (futur antérieur, conditionnel passé…) se forment avec « avoir » au temps voulu, suivi de « dragué ».
Le piège du « u » dans les verbes en -guer
C’est le seul vrai point de vigilance, et il vaut pour toute la famille des verbes en -guer (naviguer, fatiguer, conjuguer…). La règle est simple : ces verbes gardent leur « u » à toutes les formes, même devant les voyelles a et o. On écrit donc nous draguons (et non « nous drageons »), je draguais, en draguant, nous draguions. Le groupe « gu » reste soudé du début à la fin du verbe.
Pour bien ancrer la règle, comparez avec deux familles qui, elles, modifient leur radical devant a et o. Les verbes en -ger ajoutent un « e » : manger donne nous mangeons, je mangeais. Les verbes en -cer prennent une cédille : placer donne nous plaçons, je plaçais. Les verbes en -guer ne font ni l’un ni l’autre : leur « u » suffit déjà à garder le son dur du « g ». Retenez ce contraste, et vous n’écrirez plus jamais « drageons ».
Accord du participe passé « dragué »
Deuxième point qui fait hésiter : l’accord de « dragué ». Avec l’auxiliaire « avoir », le participe passé ne s’accorde jamais avec le sujet. Il s’accorde avec le complément d’objet direct uniquement si celui-ci est placé avant le verbe.
Concrètement : « Il a dragué Sophie » ne prend aucun accord, parce que le complément (Sophie) est placé après. Mais « la fille qu’il a draguée » ou « il l’a draguée » s’accordent au féminin, parce que le complément (« que », « l’ ») est placé avant le verbe. La règle est la même au sens technique : « la rivière qu’on a draguée ». Les quatre formes du participe sont donc dragué, draguée, dragués, draguées — le choix dépend uniquement du complément d’objet direct, jamais du sujet.
Bien employer « draguer » selon le registre
Encore faut-il employer le mot au bon endroit. « Draguer » appartient au registre familier. Il passe très bien à l’oral et dans un écrit décontracté, mais il détonne dans un texte formel, professionnel ou littéraire.
Selon le ton recherché, plusieurs synonymes prennent le relais. Pour un registre soutenu : courtiser, faire la cour, séduire. Pour un ton neutre : aborder, plaire à. Et un faux jumeau à distinguer : flirter. Flirter décrit un jeu amoureux réciproque, déjà engagé ; draguer désigne plutôt le fait de faire les premiers pas. On peut draguer sans que l’autre réponde ; on flirte à deux. Le conseil tient en une ligne : dans un écrit soigné, préférez « séduire » ou « aborder » ; gardez « draguer » pour le ton complice.
Erreurs fréquentes avec « draguer »
Les fautes sur ce verbe sont presque toujours les mêmes, et toutes évitables. La plus courante consiste à supprimer le « u » devant a ou o : « nous drageons », « je drageais » sont fautifs ; il faut nous draguons, je draguais. Vient ensuite le « s » de trop à l’impératif : on écrit « drague », pas « dragues ».
L’accord du participe passé piège aussi : « il l’a dragué » est faux quand « l’ » renvoie à une femme — il faut « il l’a draguée ». Enfin, certains emploient l’auxiliaire « être » au passé composé ; c’est toujours « avoir » : « j’ai dragué », jamais « je suis dragué ». Repérez ces quatre fautes, et votre conjugaison est sûre.
À retenir pour conjuguer « draguer » sans faute
L’essentiel tient en quatre points. « Draguer » est un verbe régulier du premier groupe, qui se conjugue avec « avoir ». Son « u » ne tombe jamais : nous draguons, je draguais, en draguant. À l’impératif, pas de « s » à la deuxième personne du singulier : drague, draguons, draguez. Et le participe « dragué » s’accorde avec le complément d’objet direct seulement quand celui-ci est placé avant le verbe.
« Draguer » est-il un verbe du premier groupe ?
Oui. Son infinitif se termine par -er et il se conjugue de façon parfaitement régulière sur le modèle du premier groupe, avec l’auxiliaire « avoir ». Sa seule particularité est orthographique : c’est un verbe en -guer, qui conserve son « u ».
Écrit-on « nous draguons » ou « nous drageons » ?
« Nous draguons », avec le « u ». Les verbes en -guer conservent leur « u » à toutes les formes, même devant a et o, contrairement aux verbes en -ger comme manger qui donne « nous mangeons ».
Comment écrire « draguer » à l’impératif ?
Drague (deuxième personne du singulier, sans « s »), draguons, draguez. Comme tous les verbes en -er, la deuxième personne du singulier de l’impératif ne prend pas de « s » : on écrit « drague-le », pas « dragues-le ».
Comment accorder le participe passé « dragué » ?
Avec « avoir », il s’accorde avec le complément d’objet direct seulement si celui-ci est placé avant le verbe : « il l’a draguée », « la fille qu’il a draguée ». Sinon, il reste invariable : « il a dragué quelqu’un ».
Quel est le passé composé de « draguer » ?
J’ai dragué, tu as dragué, il a dragué, nous avons dragué, vous avez dragué, ils ont dragué. L’auxiliaire est toujours « avoir », jamais « être ».
Une fois le « u » et l’accord du participe maîtrisés, « draguer » se conjugue les yeux fermés — reste à bien choisir le mot selon à qui l’on parle.