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La Passion du Christ

le film de Mel Gibson qui continue de faire parler

Sorti en 2004, tourné en langues anciennes, immense succès et grosses polémiques : retour sur un film hors normes, à l’heure où sa suite se prépare.

Salle de cinéma plongée dans le noir avec un grand écran éclairé
Réponse rapide

La Passion du Christ est un film de Mel Gibson sorti en 2004, sur les douze dernières heures de la vie de Jésus, tourné en langues anciennes sous-titrées. Énorme succès commercial autant que sujet de polémiques, il revient dans l’actualité avec une suite en préparation pour 2027-2028.

  • Réalisateur : Mel Gibson, avec Jim Caviezel dans le rôle de Jésus.
  • Langues : araméen, hébreu et latin, avec sous-titres.
  • Box-office : environ 612 M$ pour un budget d’environ 30 M$.
  • Suite : The Resurrection of the Christ, annoncée en deux parties (2027 et 2028).

La Passion du Christ (The Passion of the Christ) est un film réalisé par Mel Gibson, sorti aux États-Unis le 25 février 2004. Il raconte les douze dernières heures de la vie de Jésus, de son arrestation à sa crucifixion. Il repose sur un choix rare au cinéma : des dialogues entièrement en langues anciennes, sous-titrés. Plus de vingt ans après, il revient dans l’actualité avec une suite en préparation. Voici ce qu’il faut savoir sur le film, son succès, les débats qu’il a suscités, et le projet qui lui fait suite.

De quoi parle le film

Le récit se concentre sur une période très courte : les douze dernières heures de la vie de Jésus, telles que rapportées par les Évangiles. Arrestation au jardin de Gethsémani, comparutions, condamnation, chemin de croix, crucifixion. Le film ne cherche pas à raconter toute une vie ni à expliquer longuement le contexte ; il fait le pari de l’immersion dans un moment précis.

Ce parti pris narratif explique sa forme. Peu de retours en arrière, peu d’éléments extérieurs : le spectateur suit une trajectoire continue, presque en temps réel. Ce n’est donc pas une biographie au sens classique, mais un focus resserré sur la Passion, d’où le titre. Cette concentration sur un épisode unique est l’une des raisons pour lesquelles le film a marqué, en bien comme en mal selon les sensibilités.

Un tournage hors normes

Le choix le plus singulier tient à la langue. Les dialogues sont en langues anciennes reconstituées — araméen, hébreu et latin — avec des sous-titres pour le public. Ce procédé, très inhabituel pour un film grand public, visait une forme de réalisme historique et sonore. Il a aussi représenté un pari commercial risqué : demander à des millions de spectateurs de lire des sous-titres pendant tout le film n’avait rien d’évident.

Le rôle de Jésus est tenu par l’acteur Jim Caviezel, dans un tournage réputé éprouvant physiquement. Côté production, le point marquant est le financement : Mel Gibson a porté le projet en grande partie sur ses fonds propres, en dehors des grands studios, qui se montraient prudents face à un sujet jugé difficile à vendre. Cette indépendance lui a laissé une liberté de ton totale, pour le meilleur et pour la polémique.

Fiche express 
RéalisateurMel Gibson
Sortie2004 (25 février aux États-Unis)
Rôle-titreJim Caviezel (Jésus)
LanguesAraméen, hébreu, latin (sous-titré)
BudgetEnviron 30 millions de dollars
Recettes mondialesEnviron 612 millions de dollars
SuiteThe Resurrection of the Christ (2027-2028)

Un succès commercial que personne n’attendait

Les chiffres expliquent pourquoi le film reste cité comme un cas d’école. Pour un budget d’environ 30 millions de dollars, il a réuni autour de 612 millions de dollars de recettes dans le monde. Le rapport entre la mise de départ et le résultat final est rare à cette échelle.

Ce succès est d’autant plus frappant qu’il va à l’encontre de toutes les prudences de l’industrie. Un film sous-titré, en langues mortes, sans grand studio derrière lui, sur un sujet religieux exigeant : sur le papier, rien ne le destinait à figurer parmi les films indépendants les plus rentables de l’histoire du cinéma, ni à devenir le film à thème chrétien le plus rentable. Il a notamment bénéficié d’un fort relais auprès de communautés religieuses, qui ont organisé des projections collectives. Pour qui s’intéresse à l’économie du cinéma, c’est un cas souvent étudié de film qui trouve son public en dehors des circuits attendus.

Les controverses

Impossible de parler de ce film sans évoquer les débats qu’il a déclenchés, car ils font partie de son histoire. Deux reproches principaux sont revenus.

Le premier porte sur la violence. La représentation de la flagellation et de la crucifixion est très réaliste et prolongée, ce qui a valu au film un classement restrictif (R) aux États-Unis et de vives discussions sur sa dureté. Certains y ont vu une exigence de vérité, d’autres une surenchère difficilement soutenable.

Le second reproche, plus lourd, concerne des accusations d’antisémitisme. Des organisations et des critiques ont estimé que le film pouvait alimenter des préjugés sur la responsabilité de la mort de Jésus ; les défenseurs du film, dont Mel Gibson, ont contesté cette lecture et rejeté toute intention de ce type. Le débat a été vif en 2004 et n’a jamais été totalement clos. L’honnêteté impose de présenter les deux positions sans trancher : ces critiques ont existé, elles ont été contestées, et chacun peut se faire son opinion en connaissant les arguments.

La suite

The Resurrection of the Christ

L’actualité qui ramène le film sur le devant de la scène, c’est sa suite. Annoncé de longue date, le projet The Resurrection of the Christ est désormais en cours de fabrication. La photographie principale a débuté en octobre 2025 et s’est achevée en avril 2026.

Le film est conçu comme un diptyque. Selon les annonces, la première partie sortirait le 6 mai 2027, jour de l’Ascension, et la seconde le 25 mai 2028. Comme toute date de sortie, ces échéances peuvent évoluer d’ici là. Deux changements importants par rapport au film de 2004 : la suite est tournée en anglais, et non plus en langues anciennes, et elle s’appuie sur un nouveau casting — le rôle de Jésus n’est pas repris par Jim Caviezel mais confié à l’acteur Jaakko Ohtonen, aux côtés de Mariela Garriga en Marie-Madeleine. Le projet s’annonce ambitieux, à la mesure de l’attente accumulée autour de cette suite.

À noter sur les dates

Les sorties annoncées — 6 mai 2027 pour la première partie, 25 mai 2028 pour la seconde — restent des dates prévisionnelles communiquées par la production. Elles peuvent être ajustées d’ici la sortie.

Qui a réalisé La Passion du Christ ?

Le film a été réalisé par Mel Gibson, qui en a aussi assuré une grande partie du financement. Il est sorti en 2004, avec Jim Caviezel dans le rôle de Jésus.

En quelle langue le film est-il tourné ?

En langues anciennes reconstituées : araméen, hébreu et latin, avec des sous-titres pour le public. Ce choix, rare au cinéma, visait un réalisme historique. La suite, elle, sera tournée en anglais.

Pourquoi le film a-t-il fait polémique ?

Pour deux raisons principales : la violence très réaliste des scènes de supplice, qui lui a valu un classement restrictif, et des accusations d’antisémitisme relayées par certaines organisations et critiques — accusations que Mel Gibson et les défenseurs du film ont contestées.

Quel a été son succès au box-office ?

Pour un budget d’environ 30 millions de dollars, le film a réuni près de 612 millions de dollars de recettes mondiales, ce qui en fait l’un des films indépendants les plus rentables et le film à thème chrétien le plus rentable.

Y a-t-il une suite à La Passion du Christ ?

Oui. Intitulée The Resurrection of the Christ, elle est prévue en deux parties, dont les sorties sont annoncées en 2027 et 2028. Le tournage s’est déroulé de fin 2025 au printemps 2026, en anglais et avec un nouveau casting.

Plus de vingt ans après sa sortie, La Passion du Christ reste un cas d’école du cinéma — autant par ses choix radicaux que par les débats qu’il continue de soulever.